Comment éviter la rivalité fraternelle
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Premièrement il y a la bataille à savoir qui débarrera la porte d’entrée. Ensuite c’est la fête dansante de Disney qui se transforme en match de WWE (World Wrestling Entertainment) en cage.

 

Mes enfants se chicanent à chaque jour – dans la voiture, dans la salle de bain, à l’épicerie. Beaucoup trop de notre précieux temps familial est consacré à négocier des trêves. Mais rien ne change. Le lendemain matin, c’est la même histoire, les guerriers sont au front, prêts à se battre.

 

Il est tout de même réconfortant de savoir que mes enfants ne sont pas les seuls à se bagarrer. Une étude dirigée à l’Université de l’Illinois a constaté que les frères et sœurs âgés de 3 à 9 ans ont typiquement plusieurs arguments par heure, que ce soit des filles, des garçons, ou un mix, il n’y a pas d’importance.

 

Alors qu’il est vrai que les désaccords peuvent aider des sœurs et frères à perfectionner leurs compétences sociales telles que la négociation et le compromis, il y a un toutefois un inconvénient : de fréquentes chicanes intenses peuvent augmenter le risque de dépression et d’anxiété chez les enfants et peuvent réduire leur estime de soi. Par dessus tout cela, je ne peux pas me permettre d’être un arbitre  pour les prochains 15 ans, et je ne veux pas que mes enfants grandissent à être chamailleur, à rien ne trouver juste, à être égoïste et à ne rien aimer.

 

Voici 5 astuces pour vous assurer que vous faites les bonnes choses pour réduire la rivalité fraternelle et faire en sorte que vos enfants s’entendent mieux.

 

Ignorez.

 Presque toutes les chicanes entre sœurs et frères sont une manière créative pour les enfants d’attirer l’attention de leurs parents. Lorsqu’ils jouent sagement, dites leur comment vous appréciez quand ils s’entendent bien, tellement que vous choisissez de rester en leur compagnie. Lorsqu’ils commencent à se chicaner, dites leur que ce n’est plus plaisant pour vous d’être avec eux et donc que vous irez faire autre chose ailleurs. Dites leur de venir vous chercher lorsqu’ils auront réglé leurs différents et quitter la pièce.

 

Mettez les dans le même bateau

À la place de les placer les uns contre les autres, mettez les dans le même bateau pour qu’ils n’aient pas le choix de travailler ensemble. Par exemple, si deux enfants se chicanent pour un jouet, confisquez le jouet jusqu’à ce qu’ils trouvent un point d’entente sur comment partager le dit jouet. S’ils en viennent à la violence physique, envoyez les TOUS LES DEUX dans leur chambre respective. Cela assure que vous ne prenez pas le bord de l’un par accident et donc ne démontrez pas de favoritisme. Cela les force à apprendre les bienfaits du partage et de la bonne entente.

Ne comparez pas

Les parents pensent souvent, et ce à tort, qu’ils motiveront leur enfant en le comparant à ses frères et sœurs avec des commentaires comme : « Antoine est prêt pour aller à l’école, pourquoi es-tu si lent ? » ou « Stéphanie a tout mangé, quel est ton problème ? » Ce genre de comparaisons ne motivent pas l’enfant visé à être « à la hauteur » de ses frères et sœurs. Au contraire, cela ne fait que créer plus d’animosité  entre eux, tuant la coopération et stimulant les conflits.

 

Écoutez sans arranger le problème

Si un enfant vient se plaindre à vous que son frère l’a maltraité, lui a volé son jouet sans demander, ou peu importe quel est le problème, écoutez avec empathie, mais ne mordez pas à l’appât et ne devenez pas l’arbitre de leur dispute. Dites seulement : « J’ai l’impression que tu es vraiment fâché du fait que David t’aie poussé en bas de ton vélo. Tu as eu peur et tu aurais pu te faire mal. Voici un câlin. Je suis heureuse que tu n’aies rien, mais je crois que tu devrais parler de tout ça avec David. » Cela renforce la notion que ce  n’est pas à vous de faire en sorte que vos enfants s’entendent bien, tout en étant présente et aimante. C’est à eux d’arranger leur problème.

 

Réunions familiales

Pour vous assurer que vous êtes toujours en train de fournir de guide et de support pour vos enfants, tenez une réunion familiale hebdomadaire pour discuter des problèmes survenus pendant la semaine, tout cela dans un environnement calme plutôt que dans un environnement de conflit. Si David continue à pousser son frère en bas de son vélo, et que vous avez essayé d’ignorer cet aspect, que vous avez confisqué les vélos jusqu’à ce que vos garçons trouvent un terrain d’entente, et que tout cela n’a pas fonctionné, il est temps d’en parler à la réunion familiale hebdomadaire pour voir si avec l’aide de toute la famille il est possible de trouver une solution. La réunion n’est pas tenue pour chicaner David ou faire de la discipline, c’est une réunion pour trouver des solutions que tous respecteront.

Xoxo Melany

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