Pourquoi les mamans sont-elles si dures envers elles-mêmes
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dreamstime_s_22108925-564x341Ça m’a pris des semaines avant de pouvoir arrêter de pleurer à chaque fois que je partais travailler. Mon bébé était âgé de deux mois quand j’ai dû retourner au boulot. Je ne pouvais m’empêcher de me sentir comme la pire maman même si je savais, au fond de moi, que je ne l’étais pas.

Au travail, je passais mes pauses à lire des blogs sur les mamans et à admirer des douzaines de photos que j’avais pris de mon bébé la veille. Même à cela, la pensée que j’étais une mauvaise mère me hantait toujours. Si seulement je pouvais être à la maison avec mon bébé, je serais une meilleure maman.

Bref, on en arrive à cette pensée horrible, que chaque maman vit un jour ou l’autre : « Si seulement je pouvais […], je serais une meilleure maman. »

Le problème est qu’il n’y a pas de formule magique qui décrit comment être une « bonne maman ». Chaque enfant a des besoins uniques, chaque maman a sa méthode d’être parent, et chaque famille a une différente dynamique. Chaque situation est unique, alors pourquoi ce besoin d’être si dure envers nous-mêmes en tant que maman ? À quoi mène cette bataille entre être une « bonne mère » versus une « mauvaise mère » ? Est-il possible de prendre chaque mère sur la planète et de les classer sur une échelle linéaire de la meilleure maman à la pire maman ? Probablement pas, mais la question persiste.

« Si seulement je pouvais faire la vaisselle à chaque jour avant que mon bébé ne se réveille, je serais une meilleure maman. »

« Si seulement je préparais des repas plus santés à chaque soir, je serais une meilleure maman. »

Et la liste continue.

Ma vie est devenue une longue liste de oui et de non afin de déterminer ce que mes priorités devraient être. Est-ce mal d’asseoir mon enfant devant la télévision pour environ 30 minutes à chaque jour pour me laisser le temps de vider le lave-vaisselle et passer la moppe ? Est-ce mal d’encourager mon enfant de jouer dans sa chambre pour que je puisse passer l’aspirateur dans le salon sans le terrifier (parce que oui, il a peur de l’aspirateur) ? Je n’ai pas les réponses à ces questions, et honnêtement, je ne crois pas que personne ne les a.

Donc débarrassons-nous de ce « si seulement… » !

À la place, posez-vous trois questions importantes. Que vous travailliez ou que vous soyez une maman au foyer, que vous allaitiez ou non, que vous mangiez végétalien ou que vous commandiez à chaque soir, ces questions vous aideront à éliminer le sentiment de culpabilité que vous éprouvez lorsque vous voyez tous ces jouets éparpillés dans le salon ou encore la pile de linge sale dans la salle de lavage qui commence à s’apparenter à la Tour de Pise.

Aviez-vous des attentes réalistes pour la journée ?

Vous êtes-vous donné du crédit pour ce que vous avez accompli pendant la journée ?

Avez-vous ri avec votre enfant aujourd’hui ?

Le seul « et si seulement » que je me permet dorénavant est celui-ci: « si seulement je peux éviter de me sentir coupable pour tout, alors je serais une meilleure maman. »

Xoxo Melany

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